Costa Rica

Nosara et Santa Teresa : le guide de la péninsule de Nicoya

📅 17 August 2026 ✍️ tristanmartin ⏱ 18 min de lecture

En bref — Nosara et Santa Teresa sont les deux villages de surf de la péninsule de Nicoya, sur la côte Pacifique. Nosara est plus calme, plus familiale, tournée vers le yoga et la nature ; Santa Teresa est plus jeune, plus fêtarde, avec une vraie scène de restaurants. Comptez 5 à 6 heures de route depuis San José pour l’une comme pour l’autre, un 4×4 en saison des pluies, et des vagues toute l’année.

Chaque année, plusieurs de nos clients nous posent la même question : Nosara ou Santa Teresa ? Les deux villages occupent la même côte, celle de la péninsule de Nicoya, à quelques dizaines de kilomètres l’un de l’autre à vol d’oiseau. Les deux vivent du surf, du yoga et d’un certain art de ne rien faire. Et pourtant, ils ne s’adressent pas du tout au même voyageur. Voici ce que je réponds, après des années à envoyer des gens des deux côtés et à écouter ce qu’ils en ramènent.

Nosara ou Santa Teresa : lequel choisir ?

La différence tient en une phrase : Nosara se couche tôt, Santa Teresa se couche tard. Nosara est une communauté dispersée dans la forêt sèche, sans front de mer bâti, où les familles et les yogis se croisent au lever du soleil. Santa Teresa est une longue rue de terre parallèle à la plage, bordée de cafés, de restaurants et de boutiques de surf, où l’on retrouve une énergie de village en croissance rapide.

Surfeur au coucher du soleil sur la côte Pacifique de la péninsule de Nicoya, Costa Rica
La fin de journée sur le Pacifique costaricien : c’est la session que personne ne rate, à Nosara comme à Santa Teresa.
CritèreNosaraSanta Teresa
AmbianceCalme, nature, yoga, lever tôtJeune, sociale, restaurants et vie nocturne
PublicFamilles, couples, pratiquants de yogaVoyageurs solo, groupes d’amis, surfeurs
Le spotPlaya Guiones, longue et régulièrePlaya Carmen et Santa Teresa, plus creuses
Niveau de surfDébutant à intermédiaire, idéal pour apprendreIntermédiaire à confirmé, plus punchy
UrbanismeAucune construction en front de merRue unique très construite, en pleine expansion
ZugangRoute depuis Nicoya, ou vol San José 45 minFerry de Puntarenas + 1 h 30 de route

Si vous hésitez encore : partez à Nosara si vous voyagez en famille ou si vous apprenez à surfer ; partez à Santa Teresa si vous voyagez entre amis, si vous surfez déjà et si l’idée de dîner dehors tous les soirs vous plaît. Et si vous avez trois semaines, faites les deux : la route entre les deux villages traverse une péninsule que la plupart des voyageurs ne voient jamais.

Comment aller à Nosara

Nosara se trouve à environ 225 à 240 km de San José, soit 5 à 6 heures de route selon l’état de la piste finale. L’itinéraire classique passe par la Panaméricaine, le pont sur le Tempisque, puis la ville de Nicoya. La route 160, qui dessert la côte, a été refaite sur une bonne partie de son tracé, mais les derniers kilomètres avant Nosara restent irréguliers et en partie non revêtus.

En saison sèche, une voiture ordinaire passe. Dès les premières pluies, le 4×4 n’est plus un confort mais une nécessité : les gués se remplissent vite et les descentes de latérite deviennent savonneuses. C’est le genre de trajet où l’on ne roule pas de nuit la première fois. Nos conseils détaillés sont dans notre article sur la location de voiture au Costa Rica — pour mémoire, comptez environ 70 € par jour, assurance de base comprise.

L’alternative confortable existe : Sansa relie San José à l’aérodrome de Nosara (NOB) en 45 minutes environ, avec des vols quotidiens. Sur un séjour court, ce vol vous rend une journée entière de vacances. Les voyageurs en campervan, eux, prennent la route sans hésiter — c’est exactement le terrain de jeu pour lequel ces véhicules existent.

Comment aller à Santa Teresa (et le ferry)

Santa Teresa est au bout de la péninsule, à la pointe sud. Le trajet le plus courant passe par la route 27 jusqu’à Puntarenas, puis le ferry pour Paquera, et enfin la route par Cóbano. Au total, comptez là aussi 5 à 6 heures depuis San José, ferry compris.

Le ferry Puntarenas – Paquera en pratique

La traversée dure environ 70 minutes. Les tarifs fixés par l’ARESEP et en vigueur depuis le 1er juillet 2026 sont de l’ordre de 710 ₡ par passager en pont, 1 000 ₡ en première classe et 4 550 ₡ pour un véhicule léger — autant dire une somme dérisoire dans un budget de voyage. Les départs de Puntarenas se font traditionnellement en début de matinée, en début d’après-midi et en fin de journée, avec des retours de Paquera échelonnés de la même façon.

Un mot d’honnêteté : les horaires du ferry changent plusieurs fois par an. Ne construisez jamais une journée serrée autour d’un horaire trouvé sur un blog, y compris celui-ci. Vérifiez la veille, et présentez-vous au moins 45 minutes avant si vous embarquez une voiture — en haute saison, les places véhicules partent vite. Il est possible d’acheter les billets en ligne, ce qui évite la file.

De Paquera, il reste environ 65 km jusqu’à Santa Teresa, soit à peu près 1 h 30 par Cóbano, avec une portion finale non revêtue. Montezuma, sur l’autre versant, est à une quarantaine de kilomètres et environ une heure.

Nosara : Guiones, le yoga et la forêt

Playa Guiones, la meilleure plage-école du pays

Guiones est une plage de sable clair de plusieurs kilomètres, entre Playa Garza et Playa Pelada. Sa réputation ne vient pas de sa beauté — d’autres plages du Costa Rica sont plus spectaculaires — mais de sa régularité. La houle y entre presque tous les jours de l’année, dans une fourchette qui convient aussi bien à celui qui se lève pour la première fois sur une planche qu’au surfeur intermédiaire qui cherche des séries propres.

Détail décisif pour l’ambiance : la plage relève du refuge national de faune sauvage d’Ostional, et rien n’a pu être construit en front de mer. Vous ne verrez donc ni hôtel les pieds dans l’eau ni transat aligné. On accède à la plage par des sentiers sableux, entre les arbres. C’est aussi pour cela que Nosara a gardé son caractère.

Le yoga, sans folklore

Nosara est l’un des rares endroits d’Amérique centrale où le yoga n’est pas un argument marketing collé sur une brochure. Le Nosara Yoga Institute forme des professeurs depuis des décennies, le Bodhi Tree accueille des retraites toute l’année, et une dizaine de shalas plus modestes proposent des cours à l’unité, souvent au lever du jour. On peut y venir pour une classe comme pour un stage de deux semaines.

Pelada et Garza, pour souffler

Playa Pelada, juste au nord, est une petite anse rocheuse où l’on va plutôt marcher, se baigner à marée haute et regarder le coucher de soleil. Playa Garza, au sud, est un village de pêcheurs avec des barques au mouillage. Les deux offrent le contrepoint parfait à une matinée de surf — et rassurent les familles voyageant avec un tout-petit, qui trouvent là des baignades plus abritées.

Ostional : l’arribada des tortues olivâtres

Traces laissees par une tortue marine sur le sable au petit matin, Costa Rica
Au petit matin, le sable garde la trace des tortues remontées pondre pendant la nuit.

À quelques kilomètres au nord de Nosara se joue l’un des spectacles naturels les plus impressionnants du pays. Le refuge d’Ostional, créé en 1983, protège l’une des principales plages de ponte au monde de la tortue olivâtre. Plusieurs fois par an, des dizaines à des centaines de milliers de femelles sortent de l’eau en quelques jours : c’est l’Ankunft.

Ces arrivées massives se produisent en général une à deux fois par mois, dans les jours qui précèdent la nouvelle lune, avec une période particulièrement dense d’août à décembre. Aucun calendrier ne peut vous les garantir : c’est la nature qui décide, et il faut être sur place au bon moment, ou accepter de ne rien voir. Nous le disons toujours avant le départ.

Ostional est aussi un cas d’école de verantwortungsvoller Tourismus. Depuis un accord passé en 1987, la communauté locale, réunie dans l’association ADIO, est autorisée à récolter les œufs pondus lors des premiers jours d’une arribada — ceux que les vagues de femelles suivantes détruiraient de toute façon en creusant. En contrepartie, elle patrouille la plage, lutte contre le braconnage et nettoie le site. C’est le seul endroit au monde où cette récolte est légale, et le dispositif a fait la preuve de son efficacité.

En pratique : la visite se fait obligatoirement avec un guide local certifié, contrôlé à l’entrée de la plage, pour un tarif de l’ordre de 10 à 20 US$ par personne, en espèces. Les tortues pondent surtout le soir et la nuit. Pas de flash, pas de lampe blanche, pas d’approche. Si l’observation de la faune est le fil rouge de votre voyage, notre guide sur les animaux du Costa Rica et celui de Tortuguero, sur l’autre côte, complètent bien celui-ci.

Santa Teresa et Mal País

Santa Teresa forme, avec Playa Carmen au centre et Mal País au sud, un chapelet de plages relié par une seule route de terre. Playa Carmen est le carrefour : c’est là que se concentrent les écoles de surf, les supermarchés et les restaurants. En remontant vers le nord, Santa Teresa s’étire et se calme ; en descendant vers Mal País, on retrouve un village de pêcheurs et des criques plus sauvages.

Les vagues y sont plus creuses et plus rapides qu’à Guiones. C’est un excellent terrain pour progresser, moins évident pour un premier cours — même si les écoles savent parfaitement emmener les débutants sur les sections douces à marée basse. Notre article sur le surf au Costa Rica détaille les spots par niveau et par saison.

La vie du village, elle, se joue au coucher du soleil : tout le monde descend sur le sable, planche sous le bras ou bière à la main, puis remonte dîner. La scène culinaire y est étonnamment bonne pour un bout du monde accessible en ferry, avec une vraie influence italienne et israélienne héritée des voyageurs qui ne sont jamais repartis. C’est là que l’on comprend concrètement ce que recouvre l’expression pura vida.

Autour : Montezuma, Cabo Blanco et la vie sauvage

Deux excursions justifient à elles seules de rester une journée de plus.

Cabo Blanco, à la pointe sud, est la première aire protégée du Costa Rica — c’est ici qu’a commencé, dans les années 1960, l’histoire de la conservation qui a fait la réputation du pays. La réserve est ouverte de 8 h à 16 h, du mercredi au dimanche, et fermée le lundi et le mardi ; l’entrée coûte environ 12 US$ pour un étranger. Le sentier qui descend jusqu’à la plage est exigeant sous la chaleur : partez tôt, avec beaucoup d’eau. Nos autres parcs nationaux sont plus faciles d’accès, mais aucun n’a cette valeur historique.

Montezuma, à une heure de Santa Teresa, est un petit village bohème connu pour sa cascade à plusieurs bassins, à laquelle on accède par un sentier qui remonte la rivière. Le chemin est glissant et les sauts depuis les rochers font régulièrement des blessés : regardez, baignez-vous, ne sautez pas.

Quand partir sur la péninsule de Nicoya

La saison sèche court de Dezember bis April : ciel dégagé, forêt sèche jaunie, plages animées, prix hauts et hébergements complets à Noël et à Pâques. La saison verte, de mai à novembre, transforme la péninsule : tout reverdit, les pluies tombent surtout en fin d’après-midi, et les matinées restent le plus souvent belles — ce qui tombe bien, puisque c’est le moment où l’on surfe.

Deux nuances de terrain. D’abord, septembre et octobre sont les mois les plus arrosés du Pacifique, et certaines pistes de la péninsule deviennent difficiles ; c’est aussi la période la moins chère et la plus calme. Ensuite, c’est en saison verte que la houle du sud est la plus consistante : les meilleures vagues de l’année ne coïncident pas avec le plus beau temps. Notre pilier quand partir au Costa Rica détaille tout cela mois par mois, et si vous descendez ensuite vers le sud, la saison des Buckelwale se superpose largement.

Nicoya, l’une des zones bleues du monde

Baie de Samara sur la peninsule de Nicoya, non loin de Nosara, Costa Rica
La côte de Nicoya à Sámara, à mi-chemin entre Nosara et le reste du monde.

La péninsule est l’une des cinq « zones bleues » identifiées dans le monde, ces régions où l’on vit exceptionnellement vieux. L’espérance de vie y approche les 85 ans et une poignée de cantons concentrent une quarantaine de centenaires. Les explications avancées tiennent à l’alimentation — maïs nixtamalisé, haricots, courges —, à l’eau calcaire, à l’activité physique quotidienne et à des liens familiaux serrés.

Soyons honnêtes : cet avantage est en train de s’éroder. Il s’observe surtout chez les générations nées avant 1940 ; les modes de vie ont changé depuis. Cela n’enlève rien à l’intérêt de comprendre cette culture, mais ne partez pas à Nosara en espérant y attraper la longévité au passage.

Combien ça coûte, concrètement

PosteOrdre de prix 2026
Cours de surf collectif (planche comprise)50 à 70 US$
Cours particulierjusqu’à ~145 US$
Location de planche15 à 25 US$ la journée
Visite guidée de l’arribada d’Ostional10 à 20 US$ par personne, en espèces
Entrée à la réserve de Cabo Blanco~12 US$
Ferry Puntarenas – Paquera (voiture + 2 pers.)~6 000 ₡
Mietwagen~70 € par jour, assurance de base comprise

Le reste — hébergement, repas, transferts — suit les grandes lignes que nous détaillons dans notre budget voyage au Costa Rica. Sachez seulement que Nosara et Santa Teresa comptent parmi les endroits les plus chers du pays pour se loger en haute saison : la demande y dépasse largement l’offre entre Noël et Pâques. Nos astuces pour voyager au Costa Rica sans se ruiner valent doublement ici. Vous pouvez d’ailleurs composer et réserver votre séjour en direct sur Toucan Dynamics, avec nos disponibilités réelles.

Nos conseils de terrain

  • Prenez un 4×4 si vous voyagez entre mai et novembre. Ce n’est pas une précaution commerciale : les gués et les rampes de latérite arrêtent les citadines.
  • Faites le plein avant d’entrer sur la péninsule. Les stations sont rares et parfois à sec.
  • Retirez des espèces avant d’arriver. Beaucoup de sodas, de guides d’Ostional et de petits loueurs ne prennent que du liquide, et les distributeurs locaux tombent en panne.
  • Baignez-vous là où il y a du monde. Les courants d’arrachement (corrientes de resaca) sont réels sur ces plages ouvertes. Si vous êtes emporté, ne luttez pas de face : laissez-vous porter et nagez parallèlement au rivage.
  • Vérifiez les marées avant chaque session et avant la cascade de Montezuma. Le programme de la journée en dépend plus que la météo.
  • Prévoyez large sur les temps de trajet. Entre les deux villages, on ne roule jamais aussi vite que ce qu’annoncent les applications.

Côté paperasse, rien de particulier : les conditions d’entrée sont les mêmes que partout dans le pays, détaillées dans notre article sur les formalités et le visa pour le Costa Rica. Et si vous cherchez où dormir sans sacrifier le cadre, notre sélection des plus beaux lodges du Costa Rica comprend plusieurs adresses de la côte Pacifique.

Comment intégrer Nicoya dans un itinéraire

La péninsule se marie mal avec un circuit pressé : la route est longue et il serait absurde de venir jusqu’ici pour deux nuits. Notre règle est simple : minimum quatre nuits sur place, idéalement une semaine si vous voulez surfer sérieusement.

Sur un itinéraire de 15 jours, Nosara s’enchaîne bien après Arenal et Monteverde, en descendant vers le sud. Santa Teresa, plus excentrée, se combine plutôt avec un retour par le ferry et la côte centrale, du côté de Manuel Antonio. Les deux dans le même voyage ? Possible, mais seulement à partir de trois semaines, sous peine de passer vos vacances au volant.

Häufig gestellte Fragen

Faut-il un 4×4 pour aller à Nosara ou Santa Teresa ?

En pleine saison sèche, une voiture ordinaire passe généralement. Dès mai et jusqu’en novembre, le 4×4 est fortement recommandé : les dernières portions de piste, les gués et les pentes de terre deviennent réellement difficiles après la pluie.

Nosara ou Santa Teresa pour apprendre à surfer ?

Nosara, sans hésiter. Playa Guiones offre des vagues plus longues, plus régulières et plus indulgentes, sur un fond de sable. Santa Teresa est plus creuse et plus rapide : excellente pour progresser une fois les bases acquises.

Quand voir l’arribada des tortues à Ostional ?

Les arrivées massives se produisent le plus souvent une à deux fois par mois, quelques jours avant la nouvelle lune, avec une intensité maximale d’août à décembre. Aucune date ne peut être garantie à l’avance : c’est un phénomène naturel, jamais un spectacle programmé.

Combien de temps faut-il rester ?

Quatre nuits au minimum, une semaine si le surf ou le yoga est votre motivation principale. Le trajet depuis San José prend une bonne demi-journée dans chaque sens, ce qui rend un séjour de deux nuits difficilement rentable.

Envie de partir à Nosara ou à Santa Teresa ?

Nous sommes une agence réceptive installée au Costa Rica : nous connaissons les routes, les hébergements et les guides de la péninsule, et nous construisons votre séjour sur mesure. Réponse sous 24 heures à toute demande de devis.

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Über den Autor
tristanmartin

Gründer von Toucan Discovery - Incoming-Agentur in Mittelamerika. 15 Jahre im Außendienst in Costa Rica, Panama und Nicaragua.

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